| Title: |
Critiques d’« art bête » dans les années 1990 |
| Authors: |
Labar, Morgan |
| Contributors: |
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon (ENSBA Lyon); Sciences, Arts, Création, Recherche — SACRe (EA 7410) (SACRe); École normale supérieure - Paris (ENS-PSL); Université Paris Sciences et Lettres (PSL)-Université Paris Sciences et Lettres (PSL)-Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique (CNSAD); Université Paris Sciences et Lettres (PSL)-Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son (La Femis)-Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP)-École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD); Université Paris Sciences et Lettres (PSL)-École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA); THALIM - Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité - UMR 7172 (THALIM); Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3-Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)-Département Arts - ENS-PSL; Université Paris Sciences et Lettres (PSL)-Université Paris Sciences et Lettres (PSL)-École normale supérieure - Paris (ENS-PSL); Université Paris Sciences et Lettres (PSL)-Université Paris Sciences et Lettres (PSL) |
| Source: |
ISSN: 1969-2269. |
| Publisher Information: |
CCSD; Presses Universitaires de France |
| Publication Year: |
2021 |
| Collection: |
Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3: HAL |
| Subject Terms: |
[SHS.ART]Humanities and Social Sciences/Art and art history |
| Description: |
International audience ; Dans la deuxième moitié des années 1980 s’est développée, dans l’ensemble du champ de la culture, une véritable esthétique de la bêtise. Quelques jeunes critiques d’art se sont alors emparés du phénomène et ont tenté de le théoriser, entre 1994 et 1998, dans les revues les plus lues de l’époque : Flash Art International , Artpress , Frieze . L’étude de ce corpus d’articles (signés par Joshua Decter, Éric Troncy, Jon Savage, Andrew Hulktrans et Jean-Yves Jouannais) témoigne à la fois des mutations de la critique d’art de l’époque et de l’enjeu que représente alors l’art délibérément bête. On remarquera que la critique d’art se fait alors critique culturelle : elle regarde peu les œuvres, réduites au statut d’illustrations et d’arguments visuels. On s’interrogera également sur la place que les revues d’art contemporain ont accordée à la culture populaire médiatique la plus régressive du temps. Beavis & Butt-Head , Melrose Place ou encore Alerte à Malibu ont été ainsi disséqués dans les colonnes d’ Artforum ou de Flash Art . Alors que les œuvres d’art estampillées « art contemporain » donnaient lieu à des analyses étonnamment sommaires, ce sont les séries télévisées et les dessins animés qui ont conduit aux analyses les plus stimulantes. Elles l’ont fait en recourant au paradigme de la méta-criticalité cher au modernisme, conférant aux œuvres les plus régressives le statut d’image spéculaire, à la fois duplice et critique, de la culture de la bêtise qui les générait. Pointe alors le paradoxe suivant : alternant entre l’enthousiasme forcené et la déploration, la critique d’art des années 1990 a intellectualisé l’anti-intellectualisme le plus radical. |
| Document Type: |
article in journal/newspaper |
| Language: |
French |
| DOI: |
10.3917/nre.027.0039 |
| Availability: |
https://hal.science/hal-04755305; https://hal.science/hal-04755305v1/document; https://hal.science/hal-04755305v1/file/critiques-d-art-bete-dans-les-annees-1990.pdf; https://doi.org/10.3917/nre.027.0039 |
| Rights: |
https://creativecommons.org/licenses/by-nc/4.0/ ; info:eu-repo/semantics/OpenAccess |
| Accession Number: |
edsbas.627C5C1 |
| Database: |
BASE |