Ce livre historique peut contenir de nombreuses coquilles et du texte manquant. Les acheteurs peuvent generalement telecharger une copie gratuite scannee du livre original (sans les coquilles) aupres de l'editeur. Non reference. Non illustre. 1803 edition. Extrait: ...ce n'est qu'en tatonnant que nous parvenons a le decouvrir. L'habitude seule nous apprend a le distinguer avec promptitude et precision Cet exemple est bien trivial; mais il n'est, par-la, que plus propre a me faire entendre. Tout cela pose, essayons d'indiquer les causes de l'erreur qui nous fait transporter nos sensations aux corps, et d'abord posons le veritable etat de la question.' Si nous raisonnions consequemment, les corps ne seraient pour nous que les causes de no sensations, que des notions resultant d'un raisonnement qui nous prouve leur existence, et rien de plus. Lea sensations etant evidemment en nous, et ne pouvant etre hors de nous, ne devraient point etre crues dans les corps. Cependant, la chose n'est point ainsi; les corps ne sont plus pour nous la cause de ce qui est en nous: cette premiere notion est remplacee par une autre. Nous les regardons comme des etres qui reunissent en eux nos propres sensations. Demandez a un enfant ce que c'est qu'une orange? Il vous repondra que c'est quelque chose d'etendu, de rond, de jaune, de savoureux, etc. Demandez-le a un philosophe, il vous repondra qu'il a de l'orange, la meme notion habituelle que l'enfant, quoique sa raison l'ait convaincu de la faussete de cette notion, et qu'il soit assure que l'orange n'est reellement que la cause differente de lui, des sensations d'etendue, de couleur-, de figure, de saveur, etc., qui sont en lui. De quoi s'agit-il donc? D'expliquer comment la seconde de ces notions a ete substituee a la premiere; puisque...